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🇩🇪 Kirchensteuer : l’Église allemande peut-elle rester riche quand les fidèles s’en vont ?

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  L’impôt ecclésiastique finance encore une institution puissante, mais la crise actuelle pose une question plus profonde : que vaut une Église solidement financée si l’appartenance religieuse devient toujours plus fragile ? Évangile du jour Lc 8, 1-3 : « Jésus passait à travers villes et villages, proclamant et annonçant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. » L’Évangile du 18 septembre montre une Église avant même que le mot existe : Jésus, les Douze, des femmes qui l’accompagnent, des disciples qui mettent leurs ressources au service de la mission. Il y a donc déjà de l’argent. Mais cet argent accompagne la mission. Il ne la remplace pas. C’est précisément ce qui rend le cas allemand si intéressant. Zusammenfassung auf Deutsch Die Kirchensteuer ist eine der wichtigsten finanziellen Grundlagen der katholischen Kirche in Deutschland. Je nach Bundesland beträgt sie acht oder neun Prozent der festgesetzten Einkommensteuer. 2024 nahm die katholische Kirche dadurch rund 6,628 Milliarden...

Allemagne : la fin du Kirchensteuer ferait-elle redevenir l’Église… ecclésiale ?

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  Allemagne : la fin du Kirchensteuer ferait-elle redevenir l’Église… ecclésiale ? Résumé  In Deutschland finanziert die Kirchensteuer seit Jahrzehnten große Teile der katholischen und evangelischen Kirchen. Dieser staatlich eingezogene Religionsbeitrag sichert Milliardenbudgets – unabhängig von der realen Praxis der Gläubigen. Die Forderung der AfD, diese Finanzierung zu beenden, wird politisch als Angriff gelesen. Doch kirchlich betrachtet könnte sie wie eine geistliche „Entschlackung“ wirken: weniger Automatismus, mehr missionarische Abhängigkeit von den Gläubigen selbst. Die Debatte berührt daher nicht nur Fiskalrecht, sondern die Frage nach der Natur der Kirche. L’exception allemande : un impôt religieux collecté par l’État En Allemagne, l’État prélève pour les membres déclarés d’une Église un impôt religieux (8–9 % de l’impôt sur le revenu) et le reverse aux institutions ecclésiales. Ce mécanisme, hérité des compensations post-napoléoniennes, alimente aujourd’hui ...