Constance de Hohenstaufen La reine allemande qui porta la Sicile dans le destin aragonais

 

Constance de Hohenstaufen

La reine allemande qui porta la Sicile dans le destin aragonais




Résumé en allemand
Konstanze von Hohenstaufen war eine Tochter aus dem staufischen Haus, geboren 1248 in Catania und gestorben am 8. April 1302 in Barcelona. Als Gemahlin Peters III. von Aragon wurde sie Königin von Aragon und Sizilien. Durch sie lebte der staufische Anspruch auf Sizilien weiter. Nach dem Tod ihres Gatten zog sie sich in ein Klarissenkloster in Barcelona zurück. Die katholische Kirche verehrt sie als Selige.

Biographie

Constance de Hohenstaufen naît en 1248 à Catane, en Sicile, dans l’une des plus grandes lignées du monde médiéval : la maison de Hohenstaufen. Elle est la fille de Manfred de Sicile et la petite-fille de l’empereur Frédéric II. Autrement dit, elle ne vient pas d’un petit comté qui sent la soupe aux choux, mais du cœur même de l’univers impérial germanique.

Envoyée très jeune à Barcelone, elle épouse en 1262 l’infant Pierre d’Aragon, futur Pierre III. Ce mariage n’est pas un simple épisode mondain : il unit la mémoire politique des Hohenstaufen à l’expansion méditerranéenne de la couronne d’Aragon. Par elle, la revendication sur la Sicile devient légitime aux yeux de nombreux partisans gibelines.

Lorsque surviennent les Vêpres siciliennes en 1282, Constance n’est pas un simple nom sur un acte dynastique. Son héritage rend possible l’installation aragonaise en Sicile. Elle devient reine de Sicile et incarne, en quelque sorte, la revanche posthume de sa maison contre les ennemis de sa lignée. Derrière les batailles, les alliances et les couronnes, il y a donc cette femme, discrète mais décisive.

Après la mort de son mari en 1285, elle se retire au monastère franciscain de Santa Clara de Barcelone. Le contraste est saisissant : après les couronnes, le cloître ; après les querelles dynastiques, le silence. Elle meurt à Barcelone le 8 avril 1302 et est vénérée par l’Église catholique comme bienheureuse.

Note culturelle

Constance est un très bon exemple de ce que peut être le catholicisme germanique hors d’Allemagne : non pas seulement une affaire de territoire, mais de lignée, de mémoire impériale, de culture politique et de style chrétien. Chez les Hohenstaufen, la foi ne se sépare pas du destin historique. On prie, certes, mais on hérite aussi, on transmet, on lutte, on fonde. Avec elle, le monde germanique ne descend pas vers le Sud comme un touriste en sandales ; il y transporte une conception du pouvoir, de la légitimité et de la chrétienté. Cette Constance-là finit d’ailleurs au cloître : jolie manière de rappeler que, dans le vieux monde catholique, la gloire termine souvent en psautier. Son culte à Barcelone montre aussi comment une figure venue de l’espace impérial a pu être adoptée par d’autres terres de chrétienté.

Sources

  • Wikipédia, Constance de Hohenstaufen (1248-1302).
  • Encyclopædia Britannica, aperçu sur la maison de Hohenstaufen et son rôle dans l’espace impérial germanique. 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

✦ Hermann Joseph von Steinfeld, Mystique et grand amoureux de la Vierge Marie en Rhénanie

📚 Selige Caroline Gerhardinger – Die Lehrerin der Armen

Simpert d’Augsbourg – Le bâtisseur paisible du royaume de Dieu